Festival Panoramas #16 (Live Report)

En route pour une belle et accueillante région qu’est la Bretagne. Musique électro, dubstep et autre boom boom dans la voiture, prêt pour 600km de pure bonheur.

Vous l’avez peut être oublié mais le week end de Pâques dernier (du 29 au 31 Mars 2013) se déroulait la 16ème édition du Festival Panoramas à Morlaix.

On vous passe l’épisode voiture, avec ses 254 radars, ses tracteurs sur la Nationale et les bouchons monumentales du boulevard périphérique parisien. Arrivés en Bretagne, il pleut. Pour l’instant rien d’anormale. Après 8h de route, nous arrivons enfin à Morlaix. On est crevés, on est trempés mais une mélodie nous titille les oreilles. La motivation revient et on sent la chaleur montée en nous comme une joueur professionnel de Dance Dance Revolution qui voit une plaque lumineuse.

On pose la voiture, on chope nos pass et nous voilà rentrés dans l’antre de la déchéance et de la musique dévergondée. Première chose qui nous interpelle, le festival n’est pas très grand. En effet, entre les 3 scènes seulement une cinquantaine de mètres les séparent. Heureusement les scènes sont couvertes. Entre la pluie, un début de boue et des dizaines de comateux (le chouchène ça attaque), on a envie de danser au sec.

Malheureusement, parisiens de notre état, nous arrivons en retard et loupons le beau et l’unique Disiz. Mais en écoutant les échos, ça envoyait du paté. Pardon, du beurre salé. Nous loupons aussi les Naive New Beaters et Sexy Sushi. Pour le premier, on a rien loupés, de l’electro palmier comme j’aime l’appeler, sous la pluie, ça donne pas envie. Et puis Sexy Sushi, énormément déçu. Un show haut en couleur et un grand n’importe quoi, ça ne se manque pas…

On squatte alors le Grand Club pour assister à Vitalic. Ayant un vieux souvenir de concert de lui, nous nous attendions à un live sans fausse note. Et ce mec nous a fait une symphonie. Du bon son, ça balance, ça danse, ça pogote, une bonne ambiance pour un artiste qui n’a rien à prouver. Ca manquait un peu de show avec plus de lumière, d’écran qui brûle les yeux. Quand on fait dans la musique électronique, les multiprises en série sont de rigueur. Mais bon, pour se mettre en jambe, c’était parfait.

A la fin du concert, nous allons faire un tour sur les deux autres scènes. Boston Run, ouvre au Club Sésame. Un gros bof. Sans plus. Le public n’était pas au rendez-vous. Juste des connaisseurs. Dommage pour lui.

Au Club (un mini chapiteau), il y a Salut c’est Cool, qui rentre. Pas mal de monde (je pense que le passage sur Canal du « chanteur » y fait pour quelque chose), mais la musique est vraiment mauvaise. Du 8-bit dégeu, inécoutable pour notre part. Scéniquement parfait mais musicalement à revoir.

On finit la soirée de Vendredi par Cuir Moustache et Pendulum DJ Set.

Cuir Moustache, du classique pour les avoir vu dans un minuscule club parisien. Connu avec leur chanson du même nom, les mix qui nous servent sont tout chaud et bien sympathique.

Pendulum DJ Set (et oui le groupe n’existe plus) aussi un classique. On reprend les musiques qui ont faire leur succès et ça passe comme une lettre à la poste. Impeccable pour finir la nuit (ou la matinée).

Pour vendredi c’est torché. On est crevé, après 8h de route et 6h de concert, on chope un verre, on discute entre deux clopes et nous voilà parti pour pioncer jusqu’à samedi midi pendant que d’autre non pas encore fini leur bière.

Lendemain, tête dans le cul. Il est 12h30. Direction le fast-food d’à côté (Mc Breizh), on fait le plein et nous voilà parti à la découverte de Morlaix. Petite ville très charmante. Pour finir ses jours, c’est parfait. Mais heureusement que le festival proposait des activités et des concerts en journée.

On a alors pu découvrir le Street Golf dans un endroit assez « underground » : La Manufacture. Très sympa, dommage que le soleil et la chaleur ne soient pas au rendez-vous. On a découvert aussi des artistes graffeurs du coin, venus inaugurés l’espace. Un après-midi à la cool avec de la musique, de la boisson et du street life. De quoi rendre jaloux votre côté Hipster.

Il est 20h et notre dernier jour de festival va commencer. On fait chier nos voisins avec du Bloody à fond et quelques boissons énergisante plus tard, on est devant la grande scène et on attend le premier groupe de la soirée : Concrete Knives.

Une petite perle ce groupe. Leur premier album est vraiment sympa et nous étions assez réticents à aller les voir en live. Puisqu’un groupe d’electro/rock/àservirfrais en général, c’est quitte ou double. Ca balance ou c’est chiant à mourir. Vu notre tête et les applaudissements de fin de concert, ça balançait. On vous conseille vivement d’écouter leur album Be Your Own King et de les voir en live parce que d’une, c’est bientôt l’été (pile poil le style de musique) et de deux, c’est grand, graaand.

En attendant le prochain groupe au Grand Club, on fait un détour par la moyenne scène pour découvrir Poni Hoax. On connait de nom et avec leur titre Antibodies. Le style est riche, la musique est parfaite mais voila en live, c’est pas ça. En album oui, oui et re-oui. Mais malheureusement en live, non.

On se dépêche de regagner le Grand Club pour voir Black Strobe. Oui eux aussi on les attendait. Au début, impeccable, ça envoi, ça nous met en appétit avant LA tête d’affiche. Et puis vers la fin du show, on redescend sans comprendre pourquoi. A l’inverse du groupe précédent. A voir en live mais à écouter en album avec précaution parce que c’est vite énervant.

On est chaud, on est chaud. Le public l’est plus que nous. Des cris, des applaudissements, des mains en l’airs. La fosse se tranforme en une mer agitée avec ses vagues et ses remous. On ne tient plus, on veux notre dose de musique.

Et dans la fumée nuageuse, on aperçoit trois masques. Ah, ramenez vos fesses, ça va exploser dans la fosse ! Ladies and Gentlemans, je vous demande d’acceuillir les BLOODY BEETROOTS ! Ca y est, toutes les filles ont perdus leurs culottes, les mecs ont la trique, les autres sont torchés.

La tête d’affiche du festival (avec Vitalic la veille). Pour vous résumer : ils sont venus, ils ont tout brûlé, ils se sont cassés.

Une explosion musicale, du spectacle à la Mylène Farmer sous exta. Une déferlante de mix et de titres originaux. Je pourrais vous sortir tout les synonymes de « c’est géniale » mais je pense que vous l’avez compris. Petit bémol, ils nous ont joués deux ou trois fois leur nouveau single Spank. Pigeons…

On a du mal à se remettre de nos émotions après cette orgasme musicale. Les gens sont tout nus. Bah oui, il fait chaud. Le temps de se déshydrater, d’enlever son T-shirt et de se mettre en condition pour Don Rimini.

On prend la même fosse et on recommence. Sauf que là, c’est plus violent. Ca ne rigole plus. On sent la lourdeur de la musique. On vient d’être dévergondés par Don Rimini. Les jeunes filles en fleur ne sont plus, les jeunes garçons sont devenus des méchants garçons. Ouh c’est plus chaud, c’est brûlant dans la fosse. Sinon niveau show, rien à redire. Parfait. Et pourtant passer après les Bloody n’est pas une chose aisée. Chapeau !

On pourrais vous raconter la suite du festival avec Dave Clarke et Pleasurekraft et bien d’autres… Mais malheureusement, on a pas pu rester jusqu’à la fin.

Bilan : Un festival riche en couleurs. Une ambiance à la hauteur d’un de ces gros festival. Une line up impeccable, bravo au directeur artistique. Malgré de petits problèmes d’organisations de notre côté, dans l’ensemble, un bien beau festival. On y retournera peut être l’année prochaine…

Donc si vous aimez la musique électro et vous voulez découvrir de nouveaux horizons ? Alors sortez de votre chambre, arrêtez la branlette, décrochez d’Internet et allez à Morlaix l’année prochaine. Parce que ça envoi du paté ! Euh du beurre salé.

PS : Les photos prises lors du festival seront postées ultérieurement (problème technique) mais ne vous inquiétez pas, dès que c’est rétabli vous serez les premiers au courant.

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Crédit Photo : Eric Tanguy

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