Thy Art Is Murder au Batofar

C’est parti pour une soirée très coreuse au batofar qui mettra sur le podium ce soir Thy art is murder. Accompagné d’un panaché de groupe dont je ferai l’éloge ou pas ; cette soirée apportera de toute manière son lot de brutalité. 

???

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19h00 : et le premier groupe est lancé… Ce sont des français et je tiens à préciser que ce groupe n’apparaissait pas sur la programmation web ou en impression, d’où l’oubli de leur nom. Mais il ne faut pas se leurrer, la prestation fut peu convaincante, ce qui je pense a suffi à les oublier. Un genre de metalcore qui reste plausible dans sa structure musicale et la qualité de son jeu. Je le redirai pourtant plusieurs fois dans cette chronique : Rien de très original, c’est du déjà vu !

Le chant, bien qu’un scream passable, n’a pas su envouter le public. L’ambiance est pourtant au rendez-vous, le pit est ouvert et la bagarre peut commencer. Quand arrive le morceau featuring qui en a fait marrer plus d’un, et ce n’est pas sous des pensées glorieuses que j’emploie ces mots. Un type avec un bonnet à pompon, à la limite du hipster, monte sur scène. Je ne remets pas en cause ses talents de rappeur (qui ma foi fut très appréciable) mais merde, aucune liaison, aucune symbiose, ce rap ne colle pas avec la musique. Lorsqu’il troque son rap contre le scream pour suivre le chanteur du groupe… Égorgez-le !

Aversions crown

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On arrive déjà à quelque chose de plus constructif et plus expérimenté. Manque d’originalité en revanche les riffs sont puissants et efficaces. On parvient à un deathcore bien bourrin comme on les aime avec un scream bien grave façon Betraying the martyr ou encore Whitechapel. Un talent particulier pour Jayden Mason, le batteur du groupe, qui possède un jeu impressionnant en termes de break. Ils ont choisi avec précaution la setlist étant donné l’efficacité des morceaux qui devenaient de plus en plus mélodieux. Notons qu’en clôture du set, ils ont joué l’une des meilleures selon moi : Hollow planet.

Côté pit, on a toujours du monde, avec cette fois beaucoup plus de filles…deux ! vive la diversité des sexes dans la musique extrême. Une séparation de la fosse a nettement été tentée (wall of death ?) mais en vain. Ce pauvre garçon qui s’est accroché à la charpente du bateau en attendant un wall of death, mais non, la prochaine fois peut être.

Aegaeon

Grosse surprise avec Aegaeon. Malgré un nom imprononçable les ricains ont pu se démarquer ce soir grâce  à deux choses. La première est le changement de vocaliste ; en effet l’arrivée du nouveau chanteur Julian Karsey donne une toute autre tournure aux morceaux. Un grawl bien placé et quelque peu surprenant dans un groupe de deathcore. Quoique très répétitif, l’alliance des deux sonne plutôt pas mal : c’est le genre complètement distordu du gars qui débarque d’un groupe de death technique (de part sa dégaine et sa technique vocale) et qui atterri chez des coreux. Pour autant que la musique est également typique au deathcore mêlant break sur break et riffs saccadés. La particularité des samples à tout son intérêt aussi dans cette prestation, donnant une ambiance de SPACE travelling, JUNGLE ou encore pharaonique.

Bon groupe, bonne prestation dans l’ensemble et qui possède un potentiel pour s’améliorer encore dans la composition.

Heart of a coward

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Sans doute le must de la soirée, les cinq anglais de HOAC ont mis le feu au Batofar. Des morceaux joués correctement, une prestation scénique qui fait plaisir, et un groupe qui communique avec son public. Le set commence avec Prey, ce qui met tout le monde d’accord. Fist levé, circle pit, headbang, riffs surpuissants, une voix bien préparées, tous les ingrédients sont rassemblés. De manière rétrospective, Jamie Graham (vocaliste) est un ex-Sylosis (trash/death) et Noddy (batteur) un ex-Enter shikari.  On obtient une formation avec des musiciens provenant d’horizons différents et je pense que c’est cela qui fait la force du groupe dans sa globalité.

HOAC arrive une fois de plus à prouver l’enthousiasme de la salle sur « deadweight » pour faire participer un peu le public. Quand le top est donné, toute la foule crie I DONT GIVE A FUCK ! Et c’est reparti pour le bordel complet. C’est ça qu’on aime !

Thy art is murder

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Que dire, que dire… le groupe le plus attendu de la soirée devient le groupe le plus mal aimé. Précisons pour leur défense que le chanteur d’origine étant malade, il a fallu trouver un remplaçant. MAIS CE N’EST PAS UNE RAISON POUR CHOISIR N’IMPORTE LEQUEL ! Une espèce de pecno ressemblant trait pour trait à un personnage de Walking dead. Ce gars est un gosse qui en a rien foutre de sa prestation, il garde le sourire. Et ca va de mal en pis puisque ce dernier ne sachant pas tenir sa voix (qui ressemblait à un ours agonisant au bout de 2 morceaux) les ingé ont du foutre les voix de bases issues de l’album pour lui filer un coup de main. Il suffit de quelques essoufflements pour ce rendre compte que c’était un playback et qu’il a aussi passé le micro à un fan pour pouvoir terminer certains morceaux.

Au final le set a duré une trentaine de minutes, ce qui a valu la déception de nombreux fans. Certains sont partis pendant, d’autres ont placé quelques huées mais rien de très humiliant. Seule la déception d’une prestation si médiocre malgré un son plutôt propre et un jeu carré. Merci quand même au Batofar pour la qualité sonore de la salle, ce n’est pas souvent qu’on a ça.

Allez, on s’en remet un vrai quand même.

Retrouvez toutes les photos du concert sur notre page Facebook !

Live Report : Quentin

Crédit Photo : Mouskito

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