Folk toi même !

Rouler au coucher du soleil avec ses derniers rayons qui reflètent dans nos lunettes, laisser dépasser notre bras de la fenêtre et sentir le vent jusqu’au bout de nos doigts. Ressentir cette liberté perdue.

Voila ce que je dois à la Folk. Ou plus exactement à cet univers « acoustic ». La folk ce n’est pas juste un genre musical comme peut l’être le hip hop, le métal ou la pop. Et ce n’est pas non plus un style de vie. On n’écoute pas du folk parce que la guitare acoustique c’est cool et que porter une barbe et être bohème c’est tendance. Et puis l’écologie c’est trop hype parce que ces putains d’hipsters nous font chier avec leurs trucks food à 25€ le burger. Non. Ou alors tu n’as jamais été dans une puissante situation d’émotion.

Oui, voilà ce qu’est la folk. Une surcharge d’émotion. Un trop plein d’énergie. Ca t’arrache les organes, ça te prend aux tripes, ça te rend puissant ou ça te détruit. Et tu n’en sors jamais indemne. Pour clarifier ce point, la folk n’est pas exclusivement une musique de suicidaires et de dépressifs (enfin ça dépend de l’état de base dans laquelle tu es et comment tu interprète la mélodie). La folk est aussi une musique pour le bonheur et les gens heureux.

Revenons à ce que je dois à la Folk. Cette musique m’a menée dans les bas fonds mais aussi au firmament. Ma rencontre a été de plus basique et très commune ; un chagrin d’amour. Et je ne me trompe rarement pour vous dire que la plupart de vous ont connus ce style dans les mêmes circonstances.

Quand je vous disais que la Folk est une musique pour les gens heureux, ce n’est pas pour tout de suite. Parce que pour être heureux, il faut souffrir.

Le chagrin d’amour par excellence. Un week end où il pleut, la semaine a été merdique et vous n’avez qu’une seule envie, vous cacher sous votre couette à bouffer tout ce qui passe et à écouter de la musique. Pour la version mec, vous enlever les couettes et la bouffe et vous rajoutez la console. Quoique…

Ma première chanson Folk a été Wild World de Cat Stevens.

Rien d’extraordinaire me direz vous ? Mais je vous promet quand on l’écoute plusieurs fois et qu’on la chante très très fort, ça fait, au final, chialer.

On l’écoute, on réécoute mainte et mainte fois sans jamais se lasser. Et pourtant à un moment, on a envie de plonger plus bas et de chercher autre chose, et donc, généralement de plus triste ou de plus puissant en émotion. Si déprime il y a, autant en faire une de bâtard. Bah oui, parce qu’on est vraiment triste et que plus rien ne pourra nous consoler. Conneries de subconscient ! C’est logique, tu déprimes, tu veux déprimer encore plus. L’être humain est un sadomaso refoulé à qui on aurait confisqué sa cravache.

Dans le genre, bas fond total, je vous conseille la discographie d’Adele qui est un exemple pour nous toutes puisque cette fille est en perpétuelle déprime. Pour vous, jeunes mâles, vous avez le choix entre Paolo Nutini et Bon Iver. Ils en tiennent une couche les deux, vous pouvez y aller.

La chanson qui m’a anéanti a été, et restera pour toujours, Talk To Me de Yodelice. La pire chanson Folk de ma vie. A chaque fois, que je l’écoute, j’ai envie de chialer. Rahhh putain ! Ce Yodelice, si je l’avais en face de moi, je lui en foutrai des « Talk To Me » dans la gueule. Connard t’es un putain de génie !

Enfin voila, après de longue nuit d’écoute et des litres de larmes perdues, je retrouve la vue et je sors de cet état en plusieurs morceaux.

Pour les recoller, je n’ai qu’une solution : la Folk. Et oui ! Je vous disais que l’être humain est sado. Mais cette fois-ci, la leçon a été apprise et je la connais par coeur. Passons au firmament vous voulez bien ?

Une fois que je suis au fond du gouffre, j’essaye de ressortir avec cette mélodie reconnaissable. Je l’appelle la mélodie « Road Trip ». Parce que c’est souvent le même effet dans la musique et ça me permet de remonter.

Si vous ne voyez pas, écoutez plutôt :

Ca fait planer, c’est léger, avec cette petite touche de voyage. Et puis cette puissance ! On renaît de ses cendres, on devient explorateur, voyageur, curieux, libre tout simplement. On a envie de conquérir de nouveaux territoires. De partir. Et c’est ça, qui me donne la puissance de remontée. De prouver, de montrer que je peux m’en sortir et que je suis femme forte. Je vais un peu trop loin là non ?

C’est donc ça la force de la Folk. Il y a le côté obscur de la force, rempli de haine, de tristesse, de solitude et il y a le côté lumineux avec cette vivacité, cette puissance, ce bonheur. La Folk c’est un peu Star Wars en faite. Enfin, trève de bla bla.

Pour conclure, la Folk ne peut pas être écoutée comme ça sans que cela ne te procure aucunes émotions. On se souviens toujours de sa première fois mais jamais de sa dernière. Parce que c’est un perpétuel recommencement. La Folk est l’image de la vie en musique. C’est à chier mais c’est beau.

Allez, arrêtez de déprimer et laissez vous transporter :

Retrouvez ma playlist « Folk » sur Spotify : ICI

PS : J’aime bien aussi le popcore/death/symphonie/metalcore/hardcore/technique/brutal/math/core, des chansons où ça crie beaucoup.

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