Bande de Filles

L’union fait la force.

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Après La Naissance des Pieuvres qui faisait sujet de la découverte de la sexualité par une adolescente et Tomboy qui aborde plus le thème du genre, Céline Sciamma revient avec son troisième long-métrage.

Dans Bande de Filles, Céline Sciamma nous présente le quotidien de quatre filles noires qui vivent en banlieues. Entre interdits, embûches, désir et espoir, ce film nous montrent comment des jeunes filles peuvent se battre pour égayer leur quotidien.

Ceci n’est pas un film qui va changer les clichés que l’on est susceptible d’avoir sur les banlieues ainsi que sur les personnes qui y réside. Non, l’intérêt du film n’y est pas. L’intérêt de ce film n’est même pas dans le fait qu’il met en avant quatre jeunes filles noires. Alors oui, on peut être déçut par le fait que ce film continue à véhiculer des clichés et ce, même si il aborde un ton juste qui pourrait nous bluffer. On aurait pu souhaiter que ce film jette un gros pavé dans la marre en montrant sous un autre jour les banlieues. Cependant, on peut déjà constater que ce film jette un pavé dans la marre en mettant en scène quatre jeune filles noire ; puisque tout le monde parle de cela, c’est que ce n’est pas si évident que ça dans notre industrie cinématographique.

Ceci est plus un film qui revêt l’apparence d’un récit initiatique. Un récit où le personnage central de l’histoire apprend petit à petit à se battre pour elle même. C’est l’histoire de quelqu’un qui tente de s’affranchir de toute censure existante. L’histoire commence quand Marieme (qui deviendra Vic par la suite) fait son premier choix personnel qui va l’amener à changer sa vie. On voit alors Vic qui fait ses armes avec ses amies, comme pour être plus apte à être capable à affronter la vie qui l’attend.

Tout va très vite dans ce film d’1h43 qui a pourtant un rythme lent. Cependant, le jeu des acteurs qui ne sont pas professionnel (chose que Sciamma semble adorer puisque dans ses précédents films, les acteurs était également des non-professionnels), l’utilisation de la bande son et de l’image, reste très intéressante. On regarde le hors-champs et la musique est là pour souligner, mettre en avant ce que le personnage filmé ressent et désir. On sent que le moment devient critique quand on entend le silence qui est perturbé par juste le souffle un peu court de Vic.

Ainsi, les regards sont hors-champs parce que ce qu’on l’on désire est ailleurs et l’apparence devient une revendication. Bande de Filles est avant tout l’histoire d’une adolescente qui essaye de vivre pour elle-même, de quatre amies qui ont encore un peu d’espoir dans l’avenir. C’est avant tout une histoire d’adolescence.

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