Festival Solidays 2014 (Live Report)

Eh tu as mis un bonnet ? Tu es bien couvert ? Et bien on peux y aller alors.

Solidays-2014-Programme-du-festival-de-musique

Le 27 au 29 juin dernier se déroulait le festival Solidays à l’hippodrome de Longchamp (Paris 75). Et je ne m’attendait pas à ça comme festival…

Avant de vous expliquer le pourquoi du comment, le « truc » qui fait que j’ai été surprise, je vais vous parler du côté musicale. Oui parce qu’un festival, même engagé, c’est aussi et surtout de la musique.

Niveau Programmation c’était cool, sans prise de tête, très familiale, bon enfant :

PS: Comme j’ai perdu la prog lors de ma chevauchée festivalesque et que j’ai des troubles de la mémoire (l’alcool ça attaque), je vais essayer de vous raconter ma journée dans l’ordre chronologique. Merci de ta compréhension ami nudiste.

Vendredi, qui c’est que j’ai vu… Ah James Vincent McMorrow ! Grosse pointure dans le monde de la folk, une bonne entrée en matière. Malheureusement le beau soleil n’était pas vraiment au rdv donc se poser dans la boue devant l’homme de la pampa barbu, c’était tendu. Mais sinon belle performance, tout en douceur avec sa voix à t’envoyer des pic au coeur. Et n’oublions sa petite gueule de mec gentil qui a fait tomber toutes les jeunes filles en fleurs. Sinon juste après il y avait Breton. Rien à voir avec les bigoudens ou le chouchen, ces petits sont Londonniens. Du rock electro ou expérimental rock comme dirons les puristes. Bien bien, sans véritable surprise, un set nickel. Tu bouges le fessier au rythme de la batterie et tu ne penses plus à rien à part danser et t’évader sur la corde cristalline de la guitare. C’est comme du Bloc Party qui prendrait son petit-déjeuner : lent avec une gueule de bois, se remettant de la soirée de la veille avec une bonne grosse dal mais chaud pour la soirée de ce soir. Chinese Man débarque sur la grande scène et rase tout. Une très belle ambiance, du beat en veux-tu en voilà, du hip hop aux petits oignons. Miam miam…

On continue avec Yodelice. Grosse déception. Premièrement parce qu’il n’a pas fait ma chanson fétiche (cf Talk To Me) et puis parce que c’était chiant. Ok le mec fait de la folk et il le fait bien… en galette. Mais 70% de ces chansons sont du rock/folk, ça envoi de la choucroute. Et bien là, pas d’ambiance, le public est mou et ça donne pas envie de rentrer dans la fosse. Résultat, on reste sur le côté, on regarde, on fume, on boit et on applaudit à la fin. Vraiment dommage. Passons à -M-. Il faut que je saute un paragraphe pour parler de lui.

-M- alias Matthieu Chedid. C’était la première fois que je le voyais en live. On m’avait vendu du rêve, du bonheur comprimé dans une seringue qu’on t’injecte directement dans la jugulaire. J’exagère un peu… Quoique… Bref, je suis chaude pour voir ce monsieur, grosse ambiance dans la fosse, ça pue, ça transpire, les filles sont déjà en train de mouiller, les mecs aussi mais pas au même endroit. Le mec arrive et là je reste sans voix. WTF. A ce moment précis, j’ai envie d’appeler toutes les personnes m’ayant vendu cet artiste comme le showman de sa génération et de leur cracher à la gueule. J’ai pas du tout aimée. Alors certes, les musiques sont bien et pour une fois que de la pop française ne sort pas d’une télé réalité ou d’un télé crochet. Mais comment tu peux aimer un mec qui joui carrément sur scène, qui te pousse des petits cris de pré-pubère ayant encore la voix de sa petite soeur de 6 ans, en demandant au public de crier son nom et en répétant mille fois « Ouh ça m’excite! ». Une fois c’est marrant, deux fois tu deviens lourd, trois fois tu me rappelles un vieux pervers de la ligne 2 du métro parisien en manteau de Columbo s’approchant de toi et te susurrant aux creux de l’oreille « Eh tu veux voir ma bite ? ». On compresse tout ça durant 1h30 et vous obtenez -M-. Merci pour le set, je vais aller prendre une douche à la javel.

Pour faire passer tout ça, je vais voir les français et dépressif courageux de Fauve. Un peu la révélation de l’année par les jeunes parisiennes tourmentées du XVIème arrondissement. Non je suis méchante. Moi aussi j’ai longuement écoutée ces mecs (cf un article sur eux est en préparation). Il y a pas mal de monde dans la fosse, beaucoup de jeunes filles… Un show précis et efficace. Le jeux de lumière permet de ne pas voir les visages de ces mecs. Le mystère reste entier. En live c’est comme en galette, impactant, blessant, euphorique.

On finit la journée avec Shaka Ponk. Pyramide : en deux mots. Drogue et Faisceaux Laser.

Samedi. Comme je n’arrête pas de le répéter, je suis une grogniasse et je loupe Cats On Trees (que je louperais encore une fois dans un autre festival). Donc on commence par Deluxe. Groupe français, d’Aix en Provence qui fait du hip hop/electro/pop. En gros, ça balance pas mal (à Paris). Enorme découverte ! Des purs showman et woman. Ils te décollent la rétille des yeux, te balancent un son pur et parfait. A voir absolument en live ! Je vous promet c’est juste merveilleux.

Rodrigo y Gabriela. Groupe musique folk. Pour les puristes de la guitare acoustique avec rien autour (sans chant, sans batterie) c’est l’éclate, vous allez adorer. Sinon pour les autres c’est un duo fille-garçon qui jouent de la guitare pendant 1h. Voilà. Ensuite j’ai fait un petit tour vers le Silent Disco. Une concept merveilleux pour tes voisins. Je m’explique. Le principe de Silent Disco c’est deux DJs qui mixent dans une salle sans musique. Ah ah. En faite à l’entrée de la salle tu reçois un casque fermé sans fil qui est relié aux platines des DJs. Comme ça tu entends la musique mais pas tes voisins. Bon si tu commences à crier et à chanter, là on ne peut rien pour toi. Au début c’est vraiment bizarre mais après tu t’habitue et tu es dans ta bulle, c’est géniale.

Pour finir, je regarde le début du set de Kadebostany. Pas mal mais de l’electro lent vers 1h du matin c’est pas vraiment ce qu’il me fallait.

Dimanche. Enfin. Ayant fait un tour avec mon ami Alcoolisme la veille, je suis un peu dans les vapes et donc mes souvenirs sont un peu troubles. Vanessa Paradis est venue jouer avec son nouveau mec, Benjamin Biolay. Comment te dire que j’ai évitée la grande scène. J’étais loin, très loin. Metronomy, le groupe le plus chiant de ma vie. C’est mou, aucune ambiance, pas le moindre sourire, de blague, de « eh oh ». Ils ont joués, merci pour la bière, ils sont partis. Sarah W. Papsun, groupe de post pop originaire de Paris. Belle découverte pour ce festival. De l’electro comme je l’aime. Un son très british, une bonne énergie en live. A voir aussi en live absolument !

Skip The Use reste fidèle à eux mêmes. Se référer plus haut à Shaka Ponk. Sinon j’aurais voulu finir avec Woodkid. Malheureusement, je suis une connasse et j’avais envie de faire un tour de petit train dans les backstages (que je n’aurais pas finalement). Passons aux choses sérieuses si vous le voulez bien.

Quand je vais à un festival engagé dans une cause, je m’attend à recevoir des informations, à rencontrer, à discuter etc. En général je suis assez contente de voir que les personnes qui font ce genre de festival ne le font pas pour avoir un maximum d’entrée et basta. Malheureusement Solidays 2014 n’était pas un exemple. C’était la première fois que j’y allais (avec mon rédac chef St Cyr). Et j’ai voulu savoir si le terme festival engagé et défendant une cause était bien respecté. J’ai donc été dans les stands d’informations, je me suis baladée dans le festival, j’ai interviewée des festivaliers et la première chose qui m’a sautée au yeux c’est le manque d’informations. Certes les festivaliers savent ce que représentent Solidays mais une fois à l’intérieur ils n’ont pas plus d’informations que ça. La plupart des festivaliers sont des jeunes parisiens ou de banlieue qui ne vont au festival que pour la prog et le reste ils en ont rien à branler. Et c’est vrai, si tu ne fais pas la démarche d’aller dans les stands, personne ne viendra te chercher. Un exemple tout con, en sortant du festival, des bénévoles distribuaient des alcootests… Merde des alcootests ! C’est un festival sur la sécurité routière ? Oui ok c’est bien, mais distribue ça à la sortie du parking, fais les souffler à ce moment là. Et les préservatifs ils sont où ? Je sais pas c’est un peu un festival sur le Sida donc… A ma connaissance, l’alcootest n’a jamais protégé contre Sida. A l’entrée du camping c’était pareil, personne pour en distribuer. J’ai trouvée ça hallucinant. Et tout le long du festival c’était ça. Pas d’infos, pas de distribution de tract etc. J’avais l’impression d’être dans un festival lambda, ici pour voir des groupes. Un seul point positif, les annonces sur écran géant avant chaque concert sur les risques de contagion. Alors peut être que j’ai été au mauvais endroit à chaque fois et qu’au final des distributions ou des infos ont bien tournées.

Pour conclure, un bon festival pour la programmation. Rien à redire. Par contre niveau solidarité à revoir. C’est peut être pas à moi de le dire, mais mettre ta bite dans ce petit bout de plastique afin de te protéger et de protéger ta/ton partenaire, c’est juste LA meilleure chose que tu puisses faire.

Ah oui, avant que je vous quitte, le programme du festival payant ? La prochaine fois vous vous abstiendrez. Je vous rappelle que les festivaliers ont déjà payés leur pass.

Retrouvez toutes les photos du festival sur notre Facebook.

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