[STÖMB] – THE GREY

The Grey

Fort d’un EP sorti en 2013, les Français de [STÖMB] livrent, en ce début d’année, leur premier album sobrement intitulé « The Grey ». Revendiquant des influences allant de Meshuggah à Dream Theater en passant par Tool, ces musiciens concoctent un mélange à la croisée du djent et du metal progressif. Alors que le nombre de groupes se masturbant sur leurs sept, huit ou neuf cordes devient indécent, cette formation a le courage de sortir du rang pour proposer, à la manière de leurs homologues américains d’Animal as Leaders, un metal instrumental.

L’ensemble est très bien orchestré : le son se veut très propre, doté d’une certaine âme et d’une réelle profondeur. Au fil des dix morceaux, durant pour la majorité plus de six minutes, ce quartuor arrive à imposer des ambiances diverses et variées (« The Complex »). On retrouve des phases plus aériennes sur « Veins of Asphalt » tandis  que « Corrosion Juncture » nous fait retomber dans la lourdeur avec un son qui réussi à englober l’espace. « The Crossing », sorte d’interlude, offre un petit moment d’accalmie avant que « Under the Grey » nous explose à la gueule. A l’instar de « Terminal City » et de ses arrangements, certains titres se dégagent du lot et captivent pleinement notre attention afin de mieux nous laisser nous évader… Par ailleurs, le batteur n’est pas en reste et plaque un jeu lourd, puissant et use de la double dans les moments opportuns. S’écartant des rythmiques saccadées, le lent mais néanmoins intense « Only an Echo » clôt ce voyage instrumental.

Pendant plus d’une heure, [STÖMB] propose donc une musique rythmée dans la tradition du djent. Les influences progressives permettent des ouvertures vers d’autres univers musicaux (« Rise from nothing »). Fait de lourdeur et de passages plus pausés, ces zikos déploient un large panel d’ambiances. En revanche, je dois avouer qu’il manque, à mon goût, de plus amples solos. Revendiquant la bande de Petrucci comme influence, j’aurais apprécié que cette dimension soit mieux explorée. Conséquence d’une musique instrumentale : il n’est pas forcément évident de suivre, en continue, ce premier album.  Il faudra donc plusieurs écoutes pour déceler toutes les finesses des compositions et y prendre un réel plaisir. Si vous avez envie de les voir défendre leur projet, tant visuel que musical, vous pourrez les retrouver prochainement en concert. À en croire les différentes vidéos traînant sur la toile, ça doit valoir le détour…

À écouter : Terminal City, Veins of Asphalt, Rise from Nothing.

En concert : 18.02.2015 – avec Beyond the Dust, DispersE, Terraform – La Boule Noire.

Infos : www.facebook.com/stombofficial

http://stomb.bandcamp.com/track/corrosion-juncture

Par Simon.

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2 réponses à “[STÖMB] – THE GREY

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