Fauve ≠ @ Bataclan – 12/03/15

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2015, un Mois de Mars, un jeudi, le 12. Une France, un Paris, un 11ème arrondissement, un Bataclan, un groupe, Fauve.

21 Bataclan en seulement 1 an. L’exploit n’a jamais été réalisée pour un groupe, enfin pas à ma connaissance. Après avoir loupée 20 Bataclan, plus de 80 concerts, après avoir écoutée les 2 albums et l’EP, je me décide enfin à aller voir ce que ce groupe si énigmatique propose en live.

En entrant dans la salle, j’ai le sentiment de rentrer dans un bar assez canaplounge. L’ambiance y est détendu. Beaucoup de monde, la salle est archi-complète et il est pour moi impossible d’avancer jusqu’au cœur de la fosse. Je reste donc sur le côté non loin de la scène, l’endroit des « non-timides » : ceux qui n’osent pas aller affronter la fosse mais dès que leur chanson sera jouée, ils courront pour être les premiers à lever les bras et à faire bouger cette foutue fosse.

J’ai loupée la première partie : Bagarre. En même temps, en perdant 45 minutes afin de trouver une place de parking, c’était pas gagné. Mais apparemment, vu la discussion de mes voisins de concert, j’ai rien ratée.

La lumière s’éteint et les cris stridents des jeunes filles en fleurs se fait entendre. 30 sec de concert et j’ai déjà plus d’ouïe. Une belle résonance dite-moi le Bataclan. La lumière inversée de Fauve surgit ainsi que les membres du collectif. Paraffine. Une belle intro même si j’aurais plutôt vu un petit De Ceux. La première chose qui me surprend c’est le tempo et le flow qui est accéléré par rapport à la galette. Déjà qu’en écoute CD (ou MP3 pour les plus jeunes ou Vinyls pour les encore plus jeunes) il faut faire un effort et approcher l’oreille pour comprendre les paroles alors en accéléré je suis juste perdue. Au final on entend un brouahah à certains moments, l’impression d’être à un concert de Busta Ryhmes en n’étant pas, bien évidemment, bilingue.

On continue sur du nouvel album Vieux Frères – Partie 2. Mais la musique ne m’attrape pas, je suis hypnotisée par le jeux de lumières. 3 pans de murs autour du groupe où sont projetés les clips des chansons ou encore des images de paysages, de gens… Et cette projection sert aussi à cacher le visage des jeunes fauves sans pouvoir les atteindre. Esthétiquement très beau et envoûtant, la lumière se mélange parfaitement avec la musique. Petit bémol sur les flashs qui ont pu causer des crises d’épilepsies assez graves.

Vient ensuite Saint-Anne, hymne aux pétages de plomb au boulot. Je me suis ambiancée, un peu. Mais j’ai dû mal à me laisser partir. Parce que la musique de Fauve est pour moi, très personnel.

4 000 Iles, la meilleure chansons de la soirée, vraiment. Une lumière bleue azur et d’une douceur, très agréable et qui absorbe votre âme. La fosse est chaude et chantonne en cœur « Emmène-moi ! ».

Vieux Frères, Lettre à Zoé, Haut les Coeurs, Nuits Fauves… Les titres s’enchaînent et le public en demande encore et toujours. Le set se finit avec Blizzard. La plus connue. Les garçons finissent leur show et remercie le Bataclan pour sa fidélité et sa présence. Je suis toujours sur le côté de la scène.

Le rappel se fait attendre et Fauve ne veut qu’une seule chose : mettre le feux à Paris. De Ceux. Ah voilà on y est. C’est l’apothéose. Toute l’assemblée chante et les mains sont en l’air. Paris brûle-t-il ? Ou le Bataclan brûle-t-il ?

La der des der est arrivée : Hautes Lumières. LA chanson du 2ème album. Un pur bonheur.

Après la nuit, avant le jour, j’irais chercher les hautes lumières

Dans l’ensemble, un bon concert malgré un flow trop rapide et un jeux de lumières déconseillé aux épileptiques. Mais pour tout vous dire, ce live a changé ma vision que j’avais du groupe. Avant ce que j’aimais chez Fauve c’était le fait de mettre des paroles (et de belles mélodies) sur ces choses qui nous touchent mais balayés par un « C’est la vie ». Après ce show, je vois plus Fauve comme un groupe lambda qui fait des concerts pour payer son loyer, ses bières… C’est peut être pour ça que je suis restée sur le côté que je n’ai pas réussi à me fondre dans la fosse et a crier à plein poumons. La magie a disparue et je le regrette. Et puis je n’étais pas non plus dans mon élément. Beaucoup de parisiens buvant du champagne pour un groupe que je vois maintenant comme trop parisien.

J’espère juste me tromper et qu’un jour je puisse dire que Fauve a été mon meilleur souvenir live.

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