The Voices

Alors, c’est qui le bon garçon ?

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Avec son cinquième film, Marjane Satrapi (Persepolis, Poulet aux Prunes,…) nous présente Jerry un jeune trentenaire qui, comme tout le monde essaye d’être quelqu’un de bien et de bien faire sa vie. On peut dire qu’entre son boulot effectué dans la bonne humeur et ses efforts pour être toujours cordial, il y est presque. Surtout qu’il a l’air de bien s’entendre avec Fiona (Gemma Arterton) et Lisa (Anna Kendrick). Le soucis c’est que Jerry discute et suit les conseils de Bosco et Monsieur Moustache, ses animaux de compagnie. Heureusement que sa psy veille à ce qu’il prenne bien son traitement. Enfin, en théorie…

Si la mythologie voit le chien comme le porteur de valeurs positives, le chat a tendance à être perçu comme un animal néfaste. The Voices montre un peu pourquoi.

Dès le début du film on ressent un malaise, quelque chose ne va pas. Ce sentiment ne nous lâche pas tout au long des 1h et 49min que dure le film. Est-ce dû à l’excessive bonne humeur de Jerry ? C’est vrai qu’en y regardant de plus près, vivre dans une petite ville perdu au milieu de nul part, travailler pour une entreprise de fabrication de baignoire et ne pas avoir d’amis, ce n’est pas la définition exacte de la vie parfaite. C’est que Jerry n’est pas ancré dans la réalité comme n’importe qui le serait. Entre humour et pulsion homicide, Bosco et M. Moustache font l’effet de l’ange et du démon que l’on peut voir sur les épaules de personnages de dessins animés.

Même si le film traite des notions de bien et de mal, ça reste avant tout une comédie qui, par le personnage principal à la santé mentale défaillante joué par Ryan Reynolds, devient grinçante et touche quelques fois au drame. Sans tombé dans le pathos, on éprouve tout de suite de la compassion pour Jerry. En effet les quelques moments où l’on voit la réalité, on est confronté à un environnement sombre, emplit de solitude et de tristesse. On comprend sa volonté de rester dans ce monde où il n’est jamais vraiment tout seul puisqu’il a réussit à se faire des amis. On rentre dans la tête d’un serial killer qui sait faire preuve de la légèreté nécessaire pour que le film ne soit pas qu’un thriller de plus. Sans jamais négliger l’acte fatal, Marjane Satrapi a le grain de folie nécessaire qui rend le meurtre de quelque chose d’assez absurde. Il faut se l’avouer, c’est quelque chose que l’on aime.

De toute manière on ne s’inquiète pas tellement pour Jerry puisqu’il doit être en train de fredonner une joyeuse chanson.

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