Sylosis @ Backstage O’Sullivan Paris – 12/05/15

Un réel plaisir de revisiter la Backstage du Sullivan et cette fois ci, pour venir accueillir Sylosis. Passés il y a un petit moment à Paris en première partie de DevilDriver, les petits trasheux ont le privilège de la tête d’affiche. Accompagnés par Wovenwar, Sylosis vient promouvoir son nouvel album Dormant Heart et montrer ce qu’est le néo trash aux parisiens.

Wovenwar

wooo

Wovenwar est une formation tout récente depuis 2013 à peine et la nouvelle formation de tout les anciens membres d’As I Lay Dying. A savoir que le band est une nouvelle reconstitution des membres, dépourvus de l’ancien chanteur Tim Lambesis et qui accueil dans leur rang Shane Blay d’Oh Sleeper. C’est l’unique première partie de la soirée comme le fait habituellement la salle Backstage. Et c’est parti pour 30 minutes de set.

Alors ça n’a pas été la grosse claque de la soirée c’est certain. Déjà vous me direz, que fait un groupe de Metalcore (si on peut appeler ça comme cela) en première partie d’un groupe de trash. C’est d’une incompatibilité ahurissante; le public n’est même pas identique. Mis à part cet écart de production, le son du set est resté de très mauvaise qualité et loin de là de remettre en cause les capacités matériels et techniques de la Backstage puisque le son était de bien meilleure qualité sur Sylosis. La mélodie des morceaux est toutefois très attirante et mouvementée. Bien qu’elle soit quelque peu gêné par le chant. Zéro scream, ce n’est pas une fatalité, mais encore faut il savoir chanter correctement. Le style de riff est légèrement pompé sur As I Lay Dying, ce qui est en revanche une fatalité. Et oui , tu refais un nouveau band avec les 5 même gugus, faut pas s’étonner si on retrouve une patte identique. Au moins une chose qui a été notable durant ce live c’est le jeu de scène. On ne pourra pas les critiquer la-dessus et on remarque tout de suite les gars qui ont l’expérience de la scène. Pourtant, les jeux de lumières ont failli tacheter la présence du groupe. Je ne connais pas la quantité d’alcool qu’a ingéré l’ingé lumière, mais recevoir des faisceaux lumineux dans la tronche du public… moyen.

Sylosis

dfk

C’est une demie heure après la prestation « aveuglante » de Wovenvar, que les néo trasheux de Sylosis entrent en scène. Je parle de néo trash mais on pourrait tout aussi qualifier leur musique de trash/death. Ouverture sur « Where The Wolves Come To Die », l’intro du nouvel opus Dormant Heart. Très court et peu péchu, le set enchaîne sur la vraie force de Sylosis puisque le morceau éponyme qui s’ensuit « Dorman Heart » annonce direct la tournure que le live va prendre. Et la machine est lancée: Pogo dans tout les sens, Circle pit à gogo et même un petit wall of death et quelques verres cassés. Sylosis bluff la foule par la puissance trashienne bien connue pour ça mais surtout pas la qualité de reproduction live des morceaux. Quand on connait les morceaux studios de Sylosis avec des swips et des tappings sollicitant une très grande dextérité, on ne peut s’empêcher d’être scotché sur un travail en live à l’IDENTIQUE! super carré et aucune erreur, Josh Middleton (frontman) envoi le pathé. Et il y a du mérite: Frontman d’un groupe de trash en occupant la place du chant et de lead guitare, Josh est à Sylosis ce que Matt Heafy est à Trivium, un pilier prodige. Le set reste tout de même très linéaire et met en avant un total de 10 morceaux. Avec quelques incontournables dont « To Build A Tomb » (Dormant Heart), « Fear The World » (Monolith) et bien évidemment le morceau qui clôture le concert et le plus attendu « Empyreal » (Edge Of The Earth). Très pro jusqu’au bout; le Sullivan a même eu le droit à un rappel avec un très vieux morceaux  » Conclusion Of An Age ».

Un vrai plaisir de voir jouer Sylosis autant pour sa musique que pour son professionnalisme. On espère les accueillir plus tard dans une plus grosse salle parisienne digne de leur réputation. Sylosis commence toutefois à s’égarer avec Dormant Heart. Je suis conscient que le trash possède une ligne directive qui fait que beaucoup de choses se ressemblent. Il faudra pourtant que Sylosis ne nous refasse pas un petit frère du petit frère de Monolith. Les premières parties sont elles aussi à revoir en ce qui me concerne. Le mélange des styles bien trop flagrants ne rameutent pas assez de personnes ce qui a conduit à une salle moitié vide.

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2 réponses à “Sylosis @ Backstage O’Sullivan Paris – 12/05/15

  1. Pingback: COUNTERPARTS AU BACKSTAGE O’SULLIVAN PARIS | The Naked Society·

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