The Negation au Cirque Électrique – 02/07/2015

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En ce jeudi 2 juillet, la température avoisinait les 40 degrés. Aller s’enfermer dans une salle minuscule, sans fenêtre, pour assister à un concert de metal relève de la folie me direz-vous. Eh bien, Naked Society l’a fait, a eu chaud et a apprécié l’événement ! Organisée par Ondes Noires, la date accueillait, au Cirque Électrique, quatre groupes issus de la scène black metal parisienne. The Negation était ainsi accompagné de Griffon, Seide et Uluun.

Il est un peu plus de 20h15 lorsque l’on s’engouffre dans la salle. L’ambiance est moite et Uluun a commencé à jouer. Bien loin du stéréotype de l’adepte de musique diabolique, les musiciens nous plongent dans les entrailles de la Terre et leur musique emplit la pièce d’une humidité étouffante. Les quelques secondes de pause entre les morceaux permettent de respirer quelque peu mais, globalement, les riffs joués par les guitaristes ne laisseront pas de répit. Pendant que des litres d’eau coulent le long de bras du bassiste, les plus furieux, devant la scène, n’hésitent pas à remuer la tête dans tous les sens. La foule apprécia la performance et, après un dernier morceau se dégageant nettement de l’ensemble de la setlist, Uluun laisse la place sous les acclamations.

La relève est assurée par Seide. Fondé en 2007, le groupe sortit son premier album, Here is no Truth, en 2011. Comme s’il ne faisait pas assez chaud, le chanteur, Count D., apparaît caché sous une cape. Il ne tarda pas à la faire tomber pour laisser entrevoir ses chaînes. Avec un bassiste arborant un débardeur Motorhead, la formation envoie un black metal rude dont les compositions sont hurlées dans la langue de Shakespeare, de Molière ou encore de Goethe. Les quelques moments d’accalmie laissent les âmes errer sur les notes jouées en arpège. Le charmant « Dans une flaque de Sang » fut l’occasion d’inviter WLWD (Worhs). Après quelques minutes de brutalité, les deux crieurs finirent pas se faire exploser la cervelle simultanément. S’essayant à l’humour, « La vie en rose », chanté a capella, ne fit pas beaucoup d’émule mais, dans un contexte aussi dantesque, l’instant fut néanmoins sympathique. Seide a finalement fourni un belle prestation, élevant l’intensité de la soirée d’un cran. Certains morceaux comme « Dogma » (premier titre de leur démo éponyme) ou « Fire Within », se dégagèrent du lot.

Après quelques minutes de repos bien méritées, on assiste au set de Griffon. Puisant son inspiration dans la tradition et les légendes, le groupe offre un black metal païen de belle qualité. Renforçant le côté guerrier, les musiciens arrivent maquillés de sang. À présent, la salle est bien remplie et certains communient sur la musique du combo. Malgré des gouttes de sueur qui continuent de tomber à flot, le groupe occupe bien la scène et les baffles chavirent en raison de l’énergie dégagée par le bassiste. Alliant agressivité, mélodie et puissance, « La cité est perdue » est, pour ma part, le meilleur de leurs titres interprétés ce soir. Durant les choeurs, il suffira de fermer les yeux pour être transporté dans d’autres contrées et d’autres temps. Pour clore leur performance, Aharon (chant), récupéra un tom de batterie afin de lancer un ultime rythme martial. Une bien belle prestation !

La soirée passe vite. Ayant ratés The Negation lors de leur passage en compagnie de Marduk, on se faisait un plaisir d’assister à leur prestation. Ajoutez à cela que leur dernier opus, Memento Mori, est un déferlement de violence et de haine sur fond de mur sonore dévastateur, toutes les raisons étaient bonnes pour venir ce soir. Cependant, le concert a pris du retard et, faute de transports en communs, nous ne pourrons assister qu’à deux morceaux. Si leur concert a probablement été efficace, c’est surtout l’imposante mise en scène qui marque. Maquillés, masqués, vêtus de cuirs, l’arrivée des musiciens se fit au rythme du bruit fracassant des chaînes. Certains peuvent trouver un côté guignol aux corpse paints, il n’empêche que, lorsque c’est bien fait, cela reste impressionnant. À la vue des ceintures à balles et des brassards cloutés, c’est avec l’impression qu’il se passera l’annihilation de toutes formes de vies que nous quittons la salle. Dommage…

En somme, la soirée fut agréable et on aura découvert la scène underground française. Il faudra suivre attentivement certaines des formations black metal la composant. On regrettera le retard pris, la température et l’humidité de la salle, faussant parfois l’appréciation du concert. Pour beaucoup, l’unique ventilateur de la pièce fut d’ailleurs un fidèle compagnon. Bien qu’il manqua de jeux de lumière pour accentuer le côté spectaculaire de ce genre de musique, les différentes prestations scéniques furent calibrées. Pour clore ces quelques lignes, il ne nous reste plus qu’à simplement remercier l’ensemble des acteurs faisant vivre cette scène ainsi que le public s’étant déplacé !

Par Simon

Photos : Mouskito

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