Retour sur… le Weather Festival 2015

TECHNO REPORT #2

C’était il y a pile un mois et à quelques jours de se rendre à l’autre très gros festival de techno parisien, le Peacock Society, on revient ensemble sur cette troisième édition du Weather Festival, un cru qu’on lisait sur le papier aéré et boisé… Verdict !

Au cœur du bois de Vincennes était attendu près de 50 000 technophiles sur une surface de 100 000 m2 sur laquelle était installé 4 scènes orientées autour des quatre saisons et une scène ambiante le vendredi qui se transformait en scène modulaire le lendemain. Le line-up est de très bon goût et relativement bien divisé en fonction des saisons : on pouvait autant se réchauffer sur la House de Robert Hood ou le garage de Jérémy Underground sur la scène Été que refroidir son esprit dans la lourdeur des beats joués par un François X ou un Marcel Dettmann sur la scène Hiver… Retour sur un événement marquant de la techno parisienne qui nous aura en partie conquis même si on reste légèrement sur notre fin…

vincennes

On a beaucoup « squatté » la scène Hiver…

Il n’est pas évident de faire le report d’un festival, de chercher un avis objectif quand dans ce même festival, il nous a été quasiment impossible de se décoller les oreilles d’une scène, à savoir pour nous, la Scène Hiver. Loin d’être ma saison préférée en général, la scène où était réunis en deux jours Len Faki, The Driver (Manu le Malin), François X, Dettmann ainsi que la Collabs 3000, réunissant Chris Liebing avec Speedy J, ne pouvait que nous tenir en haleine, étant très fan de ce genre de techno qu’on pourrait définit comme « deep », frontale, efficace tout en conservant cette touche de subtilité et de minimalisme qui fait son charme. On a tenté à des moments la scène Automne en étant moyennement convaincu par le set de Ricardo Villalobos mais déjà plus enthousiasmé par les mythiques Josh Wink samedi soir et Ben Klock la veille. Je regrette pas mal d’avoir manqué celui de Nina Kraviz qui au vu des images sur le net m’avait l’air dingue tout comme le b2b entre DVS1 et Rodhad. On s’est par contre pas mal ennuyé lors de nos tentatives devant la scène Été… question de goûts oblige. Il en faut évidemment pour tout le monde et en général ce qui est très appréciable dans les festivals techno, c’est que s’il ramène un public pour la plupart pointu sur le sujet : il ne s’adresse pas à un mais à plusieurs publics prouvant au profane qui s’ignore qu’il n’est pas juste ici question de « boom boom », mais d’une large diversité artistique.

Sound-system et ambiance contrastés…

A l’approche de l’entrée du bois et à mesure que nos pas nous rapprochent des basslines, l’adrénaline et la stimulation commence à se faire sentir autour de nous. On passe du noir quasi complet de l’entrée du parc au contre jour des projecteurs éclairant le chemin nous guidant au festival. On passe ensuite dans l’entrée presse, accueilli avec le sourire par les organisateurs avant de déboucher sur le vaste espace vert dédié dans lequel se mélange lumières stroboscopiques, foules, ballons dans le ciel accompagnés de quelques bulles de savon et musique entre 122 et 127 Bpm. Comme un parc d’attraction pour grand enfant en somme.

Si le vendredi soir le sound-system était au top, le soir suivant a surement dû payé les frais de la gène des riverains la veille puisque le son manquait sensiblement de basses fréquences… l’ayant senti de notre côté et postiché non loin de la régie son, plusieurs personnes sont ainsi venu nous voir nous demandant de monter les basses avant de se rendre compte qu’on avait rien à voir avec l’organisation du festival.

Le Camion Bazar, la belle surprise…

Si l’ambiance générale était assez étrange, pouvant se résumer à d’énergiques pas de danses isolés contrasté à des végétements massifs par endroits et des vas et viens permanent, une petite scène se démarquait particulièrement des autres et a su attiré son public. C’est celui du Camion bazar : camionnette aux multiples couleurs, au concept enfantin et au public surchauffé. Un encart chaleureux et loin d’être ridicule face aux gigantesques scènes déployées autour. Un camion qu’on ignorait jusque là et qui a su nous mettre de très bonne humeur.

Bilan 3,5 / 5

Cette troisième édition du Weather Festival nous a tout de même conquis : au top musicalement parlant, le festival a peut-être souffert par moment du choix de son lieu tout en nous donnant quand même une bonne bouffée d’air frais à proximité de Paris. On retiendra aussi que l’accès aux boissons était relativement fluide et que la grande équipe organisatrice de l’événement était d’une gentillesse remarquable.

Pour ce qui nous regarde et de ce qu’on a pu voir du festival, on attribut le meilleur set incontestablement à Marcel Dettmann. Ce fût la deuxième fois que j’avais l’occasion de le voir jouer et si la première fois j’étais assez impressionné, la seconde m’a mis totalement en transe prouvant si c’était bien nécessaire que le pensionnaire du Berghain et grande figure de la techno berlinoise ne perd rien de sa superbe.

Rendez-vous le 12 septembre prochain pour le Weather Summer dont la programmation a été annoncé ces dernières semaines et qui nous met déjà l’eau à la bouche : au programme, Paul Ritch, The Driver en b2b avec Electric Rescue, Tommy Four Seven, Carl Craig et Levon Vincent

Par François

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