Human Vacuum – Enter the Playground

Rap metal, neo metal ou metal fusion, appelez ce genre comme vous le voulez. Une vieille légende disait que ce registre était mort pendant les années 2000. C’était sans compter le premier album de Human Vacuum. Découvert au Headbang Contest, on se devait d’aller les revoir au Studio Campus. Après leur concert, c’était décidé, il fallait écrire quelques lignes sur le premier album du groupe parisien, fondé en 2009.

human vacuum - enter the playground

La sonnerie retentit et le titre éponyme ouvre le bal, plaçant ainsi le voyage sous le signe du groove. Dans la foulée, s’ensuit « Unicorns Represent ». Une atmosphère quasi religieuse se dégage au début du titre mais il s’agit, en fait, d’une sorte de voyage sous influence dans un univers qui pourrait s’apparenter à de la fantasy complètement barrée. Manowar peut aller se coucher, il est ici question de mélanger du rap, du ska ou encore des sonorités à la System of a Down. Cela n’empêchera pas  les éclairs de surgir au moment du solo de guitare.

Les influences du combo sont nombreuses. Parmi elles, le groupe cite Cake, Black Bomb A ou encore Psykup. Comment ne pas évoquer celle de Limp Bizkit ? D’ailleurs, l’ambiance de l’album me rappelle celle du premier disque des Biscuits Mous. Human Vacuum ose et propose une reprise, dans la langue de Molière, du monstre du neo metal (« La Vérité »). Ce n’est pas forcément le meilleur titre des Américains mais force est de constater que l’idée est bonne et bien réalisée.

Qu’elles soient en français ou en anglais, les compos sont assez riches pour surprendre l’auditeur à la première écoute. Sur « The Void Ahead », une voix d’outre tombe emmène tranquillement vers un riff hispanisant et explosif tandis que la seconde moitié de « The Flow » sera l’un des grands moments de l’album. Néanmoins, il faudra avouer que, pour ma part, les morceaux en français seront les plus efficaces. Entre paroles faciles et grosses punchlines, ils dégagent une belle intensité et dépeignent une certaine réalité sociale (« Neo », « Les Gens qui Parlent Seuls »).  C’est cette même intensité qui envahit « Tout s’efface » lorsque la voix d’Asphodel (Pin-Up Went Down) se pose sur le morceau. Ce Enter the Playground se finit en apothéose par des voix mélodiques, doublées et annonçant les prochains concerts (« Outro »). Juste avant, « Bienvenue », l’un des meilleurs morceaux du disque, avait fait monter la pression. Ce titre est énergique, rapide et renverra toujours à ce soir d’avril où le groupe envoya un wall of death sur une phase ska.

Bref, cet album ne convaincra pas les plus allergiques au genre. En revanche, il encouragera ceux qui écoutent des musiques, toutes plus extrêmes les unes que les autres, mais qui ont découvert le metal par le neo, à se repencher sur leurs premiers amours. Cette scène n’est pas morte et le quatuor Human Vacuum le prouve en apportant du neuf !

Par Simon.

Publicités

Une réponse à “Human Vacuum – Enter the Playground

  1. Pingback: Human Vacuum - Retours presse·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s