Squidhead – Prohibition

Pierre « Pish » Minet est l’homme qui se cache derrière Squidhead. Multi-instrumentiste, ce Belge revendique un palette d’influences allant de Steve Vai à Morbid Angel en passant par Nine Inch Nails. Imaginez un peu le cocktail ! Avec Prohibition, il délivre un premier EP plaisant et encourageant.

squidhead

À en croire l’iconographie du disque et son masque, le garçon aime les pieuvres. Comme des tentacules, ses doigts virevoltent et gesticulent sur le manche de sa guitare huit cordes. Sans jamais tomber dans la démonstration technique lourde et profondément ennuyeuse, le musicien mélange la lourdeur de l’instrument et la légèreté d’un passionné sachant manier sa gratte. Le cocktail est alors une sorte de death metal progressif instrumental.

Le voyage débute par « Riding the Octopus ». Entraînant, rapide et mélodique, on imagine aisément de quelle manière ses doigts se délient. Bien que programmé, le son de batterie n’est pas trop déshumanisé. Sur l’ensemble de l’EP, elle agit comme un rouleau compresseur. Pour ma part, « Edge of Consciousness » est le meilleur des cinq titres. Un côté intriguant, imposant et profondément planant se dégage du morceau et, en particulier, du refrain. « Prohibition » groove sérieusement. L’ombre de Devin Townsend n’est pas bien loin et, après la tempête, « Coded Dreams » laisse place à un temps d’accalmie maîtrisé, plaisant et reposant. L’aventure se termine par « The ritual », un titre dans la même veine que les premières chansons. Son pont permet quelques secondes de répit avant de s’emballer avec des derniers riffs frénétiques.

En somme, ces vingt deux minutes instrumentales s’écoutent agréablement. En revanche, le fait qu’il n’y ait pas de voix rend parfois l’ensemble trop linéaire et monotone. Certaines recettes, rendant les refrains accrocheurs et puissants, mériteraient d’être plus usitées. Squidhead propose un bon équilibre entre riffs alambiqués et soli. L’auditeur ne se perd pas dans les méandres d’une démonstration technique pompeuse mais il manque, à certains moments, des véritables changements d’ambiances (comme sur « The Ritual », « Coded Dreams ») pour rendre le tout encore plus varié et intéressant. Bref, Prohibition est de bon augure pour un futur album et on ne peut que vous conseiller d’y goûter !

Par Simon.

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