Héboïdophrénie – Origin of Madness

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Formé en 2011, Héboïdophrénie est un groupe de death metal originaire de Bordeaux. Ces cinq musiciens ont sorti leur premier album, Origin of Madness. Pendant 37 minutes, les 11 pistes sont un condensé de folie, de pornographie morbide et d’actes putrides racontés sur fond de death metal pathologique.

Dès l’intro, l’artwork du livret laisse imaginer ce que la jeune femme est en train de subir. Lorsque l’on se plonge dans les paroles de ce genre de combo, il est toujours impressionnant de se rendre compte à quel point l’être humain est capable d’imaginer les pires horreurs. Dans Héboïdophrénie, les thèmes de prédilection sont les maladies psychiatriques et les relations sexuelles avec des cadavres. Un joli programme !


Le premier titre (« Héboïdophrénie ») annonce donc un death metal où le pig squeal est fréquent. Sur l’ensemble du disque, les riffs sont incisifs et la batterie agit comme un rouleau compresseur. Pour un premier album, le son est d’ailleurs très propre et assez puissant pour rendre l’écoute plaisante. En revanche, l’ensemble est dense et parfois répétitif. Par conséquent, il est bien difficile de dégager un titre vraiment exceptionnel, capable de rendre cette production agréable en bon disque de death metal.

Cette impression générale peut laisser des regrets car certaines bonnes idées permettent aux titres d’aérer le propos et de se dégager de cet ensemble compact. Par moment, le tempo se ralentit et des lignes mélodiques apparaissent (« Decay »). « Feast of death » est parfait pour se délier la nuque en concert tandis que « Death to all » apporte une petite dose de groove. Aussi, quelques plans de tappings offrent la possibilité aux guitaristes de varier les plaisirs (« Rotten »). Sans aucun doute, la meilleure chanson de ce disque est la dernière (« Cadaver »). Nicolas Alberny de Gorod y pose d’ailleurs un solo. Les breaks sont hyper efficaces et apportent une touche de modernité rendant cette fin d’album plus diversifiée.

Sans être original et accrocheur, ce premier album d’Héboïdophrénie s’écoute facilement et n’explose pas la tête comme pourraient le faire certaines offrandes morbides du genre. Les férus de musiques extrêmes resteront sur les Cannibal Corpse, Benighted, Aborted et compagnie. Néanmoins, pour certains, Origin of Madness sera une porte d’entrée vers de nouveaux horizons métalliques.

Par Simon.

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