Persefone à la Boule Noire – 25/08/2015

Pour les groupes de metal, l’été n’est pas forcément la meilleure période pour passer par la capitale. Peu de métalleux étaient réunis à la Boule Noire pour cette soirée death metal/progressif. En ce mardi 25 août, la petite salle du boulevard de Rochechouart accueillait trois groupes dont la présence dans nos contrées se fait plutôt rare : One Hour Hell, Loch Vostok et Persefone.

unnamed (8)

Il est environ 19h. Les Suédois de One Hour Hell investissent la salle. Seule une trentaine de métalleux est présent pour assister à leur performance. Les lumières s’éteignent, l’intro démarre et le batteur (dont le torse ressemble à une véritable fresque) envoie les premiers blasts. Ce sera un set de pur death metal. À l’instar de « Crawl and Die », les débuts de titres se font brutaux . La main derrière le dos, le chanteur s’égosille et s’amuse du peu de monde présent. La performance est plaisante mais, à l’évidence, il manquera de monde pour headbanguer et participer à la fête. Pourtant, le public est bien réceptif et quelques applaudissements se font entendre en fin de chanson. Après une bonne demi-heure de blast, les lumières se rallument et le groupe remballe le matériel aussitôt. Malgré la différence de style, leur performance fût plaisante.

Loch Vostok est la co-tête d’affiche de la tournée. Pourtant, peu de gens connaissent ce combo dans notre pays. Ce second groupe suédois de la soirée évolue dans un registre métal progressif, parfois plus extrême et vient de sortir l’album From These Water. La guitare flying V est posée sur la grosse caisse et le sample introductif laisse place aux musiciens. Leur set sera ponctué par des problèmes techniques (absence du bassiste au début, cordes cassées par le guitariste chanteur). Auprès du public, ils ne feront pas l’unanimité mais force est d’avouer que certains titres prennent une efficacité certaine en live (« Dystopium » et ses envolées lyriques, « Repeat offender » et son refrain accrocheur, ou encore « Twilight of the Dogs » qui aurait mérité de plus faire remuer les têtes). Le public a affaire à de bons musiciens et ces derniers le prouvent. Ils nous gratifieront d’un solo de batterie, suivi d’un solo de guitare. De manière à faire le show, Teddy Möller (chant-guitare) et son acolyte Jimmy Mattsson (basse-chant) joueront, durant quelques notes, sur l’instrument de l’autre. En somme, ce groupe reste agréable et, malgré leurs différents pépins, ils ne se sont pas laisser abattre !

La salle s’est à peine plus remplie quand Persefone arrive sous les applaudissements. Il ne faudra pas longtemps pour que les nuques se délient. Sans aucun doute, les gens sont là pour eux. Dès les premières notes, quelques pogos naissent et agitent une fosse jusqu’ici immobile. Malheureusement, le groupe ne sera pas au complet : il manquera le bassiste. Quoi qu’il en soit, la performance fut incroyable. Les chansons sont longues et les musiciens instaurent différentes ambiances. Parfois, il s’agira de se défouler avec les quelques énervés. À d’autres moments, il suffira d’admirer la technique des musiciens. À l’inverse de Loch Vostok ; les claviers et les arrangements se font bien entendre, sont aériens et entretiennent une certaine tension (« Spiritual Migration »). À d’autres instants, les différentes instrumentales (issues de Shin-Ken) permettent de relâcher la pression et de se laisser porter par les mélodies. La tête d’affiche du soir fournit la prestation la plus énergique. Les deux guitaristes n’hésitent pas à venir sur le devant de la scène tandis que Marc Martins vit littéralement les soli et les instants où son acolyte chante en voix claires. Persefone pousse même le vice en interprétant un medley et en revisitant certains thèmes épiques (celui de Star Wars par exemple) avant que les premiers riffs de « The Great Reality » nous ramènent dans la brutalité. Pour notre plus grand regret, la prestation est courte et passe bien trop vite. Le groupe n’effectuera pas de rappel.

La date pouvait être périlleuse pour ces groupes. Malgré le peu de personnes, elle fut fort sympathique et on aura eu l’occasion de découvrir des formations intéressantes. Il est évident que Persefone est un bon groupe sur CD. Les voir sur scène est encore plus impressionnant et fait littéralement voyager. Merci à l’organisation, aux groupes et au public présent pour cette belle soirée.

Par Simon.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s