Necroblaspheme – Belleville

Fondé en 2001, Necroblaspheme avance et se forge, progressivement, une véritable identité. Avec Belleville, le groupe continue de s’écarter de ses racines les plus extrêmes. Enregistré au Studio Sainte-Marthe par Francis Caste, ce disque mélange death et black metal pour un rendu véritablement massif, réussi et surtout très personnel.

NECROBLASPHEME COVER

Dès le premier titre (« Rempart »), on comprend que l’ambiance jouera un rôle important lors de ce voyage teinté de mélancolie. Le groupe associe les riffs lents, lourds et imposants avec d’autres issus de la tradition black metal, plus incisifs et rapides. À l’instar de « Le Discours du Bitume », les morceaux sont dotés d’une véritable profondeur. D’ailleurs, celui-ci est le seul en français et emprunte ses textes à Emile Goudeau (1849-1906), un écrivain français, amateur d’absinthe et fondateur du Cercle des Hydropathes.

Au milieu de toute cette violence, Necroblaspheme prend soin d’aérer l’ensemble en disséminant de courtes instrumentales (« How Did We Get There », « Hyperspace », « Freed »). « Two Trees (Dead Wood) », la quatrième piste, est elle-même entrecoupée par un passage calme, une véritable accalmie. Contrastant avec la lourdeur générale du morceau, cela permet de rendre la dernière partie tout simplement magnifique.

Pour ce nouvel opus, un effort a été fait en ce qui concerne les types de chant. Ainsi, entre les voix death et black, d’autres plus chantées font leur apparition. Avec une intensité certaine, elles appuient l’émotion se dégageant de la musique (« Waiting to Exhale »). Ce sera, pour ma part, l’un des morceaux les plus réussis et les plus forts de Belleville. Il suffit de l’écouter pour s’en convaincre… Pour clore ce voyage, des chœurs illuminent « Such a Lot » et dévoilent une nouvelle facette de l’identité de Necroblaspheme. Aussi, cette ultime chanson met la basse véritablement en avant, rendant ainsi compte de la richesse de la musique proposée. Un titre sublime !

En somme, Belleville contient quarante minutes de riffs lourds, envoûtants et véritablement intenses. Ce quintet offre une musique personnelle et il y a fort à parier que, s’il continue sur cette lancée, le prochain album sera un chef d’œuvre de la scène metal française.

Par Simon.

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