Northlane au Backstage o’sullivan Paris – 10/10/2015

Ce samedi 10 octobre 2015, la fameuse salle du Backstage O’sullivan accueillait une soirée placée sous le signe des 7 cordes, des écarteurs, des bonnets et des débardeurs. Au programme : Northlane, Volumes, The Acacia Strain et Hellions.

10537045_1118127958202980_6328012474879108824_n

Malheureusement, nous raterons le set de Hellions mais l’équipe du Naked arrivera juste à temps, dans une salle pour une fois bien remplie, pour voir les Américains d’Acacia Strain débarquer sur la scène parisienne. Dans un registre deathcore, ces musiciens jouent une musique beaucoup plus hargneuse, agressive et violente que les têtes d’affiche. Le groupe n’est pas venu pour compter fleurette et nous le prouvera pendant ce set, qui ne mettra pas longtemps à chauffer le public, grâce au frontman Vincent Bennett dynamique et très communicatif, des musiciens souriants et un batteur rapide et précis. Composant une setlist variée, leurs morceaux sont issus de différents albums, ô combien nombreux comme Coma Witch sortie l’année dernière ou Wormwood. Le dernier titre, « Whoa ! Shit It Down », clôturera parfaitement le set de qualité de The Acacia Strain.

Arborant un drapeau français estampillé au nom du groupe, il est 20h30 quand les Américains de Volumes prennent place sur scène. Devant une foule maintenant bien compacte, le combo va immédiatement démontrer qu’il aurait pu tout aussi bien headliner la date. A l’instant où les Californiens se mettent à jouer, la salle s’emplit d’une folie furieuse. Jumps et pogos rythment la fosse ! Le chanteur/rappeur Gus Farias et Michael Lessard (vocaliste de The Contortionist), remplaçant Michael Barr sur cette tournée, dégageront assez d’énergie pour électriser la foule, n’hésitant pas à s’accrocher au tuyau du plafond et à sauter aux quatre coins de la scène. Pas en reste, le guitariste et le bassiste s’approcheront aussi au plus près du public… Le groupe enchaînera les morceaux de leur dernier album No Spleep : « 91367 » « Erased » ou « Vahle » repris par une partie du public, ainsi que le hit « Edge of the Earth »; ou de leur premier Ep The Concept Of Dreaming comme « Intake » ou «Wormholes » terminant ce set. En somme, on a eu droit à un show fou, carré et pro ! Quand ils quitteront la scène, la salle sera fin prête pour accueillir la tête d’affiche.

Les Australiens de Northlane arriveront devant un public plus qu’impatient de recevoir une des formations les plus influentes de la nouvelle scène metalcore teintée de djent. À l’instar de son groupe, le frontman semble profiter de l’instant comme s’il s’agissait de leur premier concert. D’ailleurs, le sourire mythique et les visages affichés par les cinq musiciens originaires de Sidney le prouvent bien. Souvent décrié pour ses prestations scéniques, le leader Markus Bridge, qui à remplacé en 2014 l’ancien chanteur Adrian Fitipaldes, nous prouvera le contraire pendant tout le set, oscillant ainsi parfaitement entre les voix criées et les voix claires. Le public, en sixième homme, le rendra bien au groupe, jumpant, slamant à n’en plus finir, pogotant et hurlant les paroles des chansons dont certains classiques (« Quantum flux », « Dream Awake » de leur album Singularity et autres « Rot » ou « Soma » extraits de Node). Durant ces 50 minutes de set enfumé (parfois trop), les musiciens, très agités, donneront, comme leurs prédécesseurs et avec une impressionnante technicité, assez d’énergie pour motiver le pit. Clou du spectacle : avant le rappel, lors d’un stage diving, le guitariste Josh Smith se laissera porter par la foule. « Masquarade » marquera la fin d’une belle performance. La tête d’affiche de ce soir aura donc régalé ses fans parisiens et se sera aussi fait plaisir. Exemplaire !

En compagnie de trois groupes efficaces, la soirée fut donc agitée. Ce soir, le public du Backstage a assuré et s’est incontestablement montré à la hauteur des attentes des groupes. Les Australiens de Northlane ont confirmé leur statut d’excellent groupe, tant sur cd qu’en live. Mention spéciale à Volumes, pour sa prestation pleine de maîtrise et de puissance également. Néanmoins, on ne pourra que regretter d’avoir raté le premier groupe, Hellions et on espère revoir très vite tous ces groupes dans la capitale.

Par Caroline

Photo : Mouskito

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s