[Interview] Hobbies, à chacun le sien !

Lancée en fin d’année 2015, la revue Hobbies s’intéresse aux pratiques culturelles extravagantes et originales. Qu’il s’agisse de se prendre pour un chevalier, de faire des courses de rue illégales ou encore de jouer à la pelote basque, chacun possède une passion, un hobby. A l’occasion de la sortie du premier numéro, nous avons discuté avec Lambert, l’un des principaux instigateurs de ce projet ambitieux…

Salut Lambert ! Peux-tu nous présenter la revue Hobbies ?

Hobbies est une revue papier semestrielle consacrée aux passionnés et à leurs loisirs, souvent improbables. Sur 90 pages, on a tenté d’aborder le plus grand nombre de hobbies et de varier le plus souvent notre angle d’attaque. On y retrouve des portraits, des entretiens, des reportages et des enquêtes, mais aussi des illustrations, des séries photographiques, de la bande dessinée ainsi que des pages jeux et bons plans…

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Des passionnés de Moyen Âge en France aux adeptes de courses de rue en Russie en passant par les gamers de Seoul… Les sujets sont très diversifiés. Comment avez-vous choisis les différents hobbies abordés dans ce premier numéro?

Soit il s’agissait de coups de cœur, comme les articles consacrés aux médiévistes ou encore la série photographique de Victor Poullain sur le tuning. Soit cela découlait d’une réflexion sur l’aspect éditorial de notre revue : il était par exemple impératif qu’on ait un hobby qui rende compte d’une tendance internet hyper-contemporaine, une autre qui témoigne de l’engagement associatif, etc…

Tu as du découvrir énormément de pratiques originales. Quelles sont-celles qui t’ont le plus marqué, étonné ou impressionné ?

Personnellement et depuis mon enfance, j’ai un faible pour le travail que font les collectionneurs… Mais parmi les pratiques que j’ai découvertes pendant la conception de Hobbies, le circuit-bending, qui consiste à détourner de leur usage initial des instruments de musique, m’a particulièrement plu. L’atelier du jeune homme qu’on a interviewé ressemblait à une caverne d’Ali Baba ! J’adorerais avoir ce genre d’espace complètement dédié à une passion chez moi.

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En lisant la revue, on s’aperçoit que, quelque soit la région du monde, il n’y a pas d’âge pour avoir de hobby. Quel est le point commun entre toutes les personnes que vous avez rencontrées ? 

Tous les passionnés que nous avons rencontrés ont réussi, plus que la plus part des gens, à conserver une part d’enfance… C’est génial de voir ces adultes dépenser, sans compter, du temps, de l’énergie mais aussi de l’argent dans des activités qui sont très peu reconnues socialement. Cette dévotion et la curiosité représentent, je pense, le trait d’union entre toutes ces personnes très différentes par ailleurs.

Tu as fait tes premières armes avec La Trempe sur la toile. Par la suite, deux numéros en version papier avaient été édités. À l’heure actuelle, le projet est ambitieux… Pourquoi avoir renouvelé l’expérience d’un tel format ?

Comme tu l’as dit, on a commencé à publier des fanzines assez jeunes. L’édition papier, c’est quelque chose qui nous tient à cœur depuis longtemps. Nos deux premières parutions sous la bannière de La Trempe étaient, quand on y regarde aujourd’hui, assez brouillonnes et peu éditorialisées… Aujourd’hui, on a 25 ans, on est de jeunes actifs avec un peu plus d’expérience. Aussi, on s’est dit que ce serait sympa de se lancer dans une dernière aventure éditoriale mais en prenant les choses le plus sérieusement possible. Et on est assez fier de ce que l’on a fait ! On doit beaucoup à Louise de Montalembert, notre graphiste qui s’est occupée seule de l’intégralité de la mise en page de la revue.

Scan de l'article sur le street-racing à Moscou

L’ensemble parait mieux structuré, doté d’une vraie ligne directrice et esthétiquement plus travaillé. Qui en sont les principaux artisans ? Combien de rédacteurs ont finalement participé à ce numéro ?

Merci! On s’est entouré d’une vingtaine d’amis et de connaissances plus ou moins proches dont on était sûr du talent. On a déjà cité Victor Poullain et sa série sur le tuning. On peut aussi évoquer le travail d’Emma Le Doyen qui a pris les clichés de Mirapolis. Ou Théo Sutter à qui l’on doit la double page de bande dessinée. Pour ce qui est du travail de rédaction, ce sont là aussi de jeunes journalistes avec qui l’on a étudié ou qui gravitaient autour de nous…

Fin octobre, aux Nautes, vous avez fait une soirée pour le lancement de la revue. Comment s’est elle passée? Quels ont été les premiers retours? 

L’ambiance était excellente, on a réussi à réunir pas mal de monde et les deux DJ set ont beaucoup plus. C’était important pour nous de célébrer le lancement de la revue et surtout la fin de six mois de travail de conception, de rédaction et de mise en page. De plus, cela a permis à tous les contributeurs qui ont participé à notre aventure de se voir ou de se retrouver. Et au public de nous connaître. Pour ce qui est des retours, ils sont plutôt bons ! Notamment ceux des libraires et des concept-stores parisiens qui ont très bien accueilli Hobbies.

La revue Hobbies est disponible dans plus de trente points de vente. Retrouvez les tous ici. Vous pouvez aussi suivre Hobbies sur la page facebook ici

Propos recueillis par Simon.
Visuels : DR

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