[Chronique] Corrosive Elements – Toxic Waste Blues

Après un EP sorti en 2008, Corrosive Elements a dévoilé, en fin d’année 2015, Toxic Waste Blues, un premier album masterisé par Monsieur Dan Swanö. Formé en 2005, ce combo parisien tire son nom d’une chanson de Napalm Death et s’avère être difficilement identifiable à un genre en particulier. Une chose est sûre : les amateurs de groove bien gras devraient jeter une oreille à cette première offrande.

corrosive elements - toxic wave blues

Prenez du death metal, du thrash, un peu de hardcore et pas mal de rock’n’roll, passez le tout au mixeur et vous obtiendrez une grossière ébauche de la musique de Corrosive Elements. La voix de cochon, la teneur des paroles et le jeu tentaculaire du batteur trahissent ces influences death metal. Alors que ce genre métallique peut vite paraître fatiguant et redondant, la formation prend soin de s’écarter des sentiers battus pour offrir quelque chose de beaucoup plus diversifié, intéressant et agréable.

Sans aucun doute, l’intérêt de ce disque réside dans le contraste entre musique extrême, rythme chargé en groove et passages plus mélodiques. Si Toxic Waste Blues commence à cent à l’heure et que sa cadence ne ralentit presque jamais, la basse tient un rôle non négligeable dans la qualité des morceaux et leur efficacité. La large place laissée à cet instrument permet d’aérer les titres, de profiter de leur richesse et d’apprécier certaines mélodies (« Wrong Turn », « He Dwells in the Abyss », « Warpath »). Les amateurs de hard rock burné et bourrin seront aussi ravis puisque « Misanthropy » et « Oppression » emmènent l’auditeur vers d’autres contrées musicales. Enfin, quelques pointes de hardcore se font ressentir lors de certains refrains (« Toxic Waste Blues »). À l’évidence, il est intéressant d’entendre comment Corrosive Elements mélange les genres et passe d’un registre métallique à un autre sans se poser de question.

En somme, en disant évoluer dans un style « death thrash’n’roll », le quintet ne se trompe pas. Toxic Waste Blues est un album très intéressant qui, malgré les différentes teintes musicales qu’il possède, se laisse facilement assimiler. Parfait pour headbanguer, le groupe risque de se faire, avec ce premier véritable opus, de nouveaux amis lors de leurs futures prestations. À noter, d’ailleurs, que le groupe sera de passage au prochain Hellfest et le 5 mars au Cirque Electrique !

Par Simon.

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